L'épaisse brume avait l'habitude de me rendre visite le dimanche. Elle était prévue, bien accueillie même. Elle était signe d'une veille festive, amicale et pleine de débordements. Elle venait contraster l'ébullition désordonnée de l'ivresse ; l'absence de visibilité qu'elle imposait était une formidable occasion de se tourner sur soi-même, de rassembler ses esprits et de recoller les morceaux de neurones. Ce mauvais temps cérébral était l'occasion rêvée de renouer avec les plaisirs simples et paisibles : la joie de la sieste, la musique de Donnie Darko et la bonne trogne de Moustik pour certains, , la caresse du rayon de soleil en terrasse pour d'autres...Ce sont des douceurs qui ne s'apprécient jamais autant que le dimanche.
Aujourd'hui, ça s'est compliqué. Nous sommes dimanche 23 mars. Beaucoup travaillent, pas moi. Les « bulles » de samedi ont perduré tout le dimanche. Il y a eu le pizza hut de l'après midi, l'université en début de soirée. Le beau temps du samedi soir a gardé le brouillard à distance tout le week-end. Alors, le brouillard s'est vengé. Il est arrivé encore plus épais le lundi matin. Au lieu de douces rêveries, il ne m'impose que sa lourdeur, son poids sur mes paupières et son froid agressif sur mes yeux. Je ne peux malheureusement pas le fuir, juste le dissimuler. Tout le matin, j'attends avec impatience la fin des cours qui sera un délicieux moment de repli. Cela dépend des jours mais normalement 16h00. Pas question de faire des minutes supplémentaires aujourd'hui. Partons en métro pour le centre de Londres , le ciel bleu et mon état lamentable s'y prêtent parfaitement. La catastrophe arrive avec des lunettes de soleil : un Classmate m'interpelle dans la rue. Il me connaît à peine et me propose donc de déjeuner avec lui. Je dois récupérer en catastrophe mon déguisement de femme sérieuse déjà enfoui au fond de mon vieux cerveau. Ce repas m'a beaucoup fait souffrir : le service était lent, mon interlocuteur en pleine forme et passionné. Il a dévoré toute mon énergie...Me voilà donc encore plus fanée, je me surprends à regarder mon clavier comme si c'était un traversin moelleux, je n'arrive qu'à faire semblant d'être affairée. Pourtant je suis siégée par le travail. Mais aujourd'hui, je ne peux rien faire d'autre que de me plaindre...
Aujourd'hui, ça s'est compliqué. Nous sommes dimanche 23 mars. Beaucoup travaillent, pas moi. Les « bulles » de samedi ont perduré tout le dimanche. Il y a eu le pizza hut de l'après midi, l'université en début de soirée. Le beau temps du samedi soir a gardé le brouillard à distance tout le week-end. Alors, le brouillard s'est vengé. Il est arrivé encore plus épais le lundi matin. Au lieu de douces rêveries, il ne m'impose que sa lourdeur, son poids sur mes paupières et son froid agressif sur mes yeux. Je ne peux malheureusement pas le fuir, juste le dissimuler. Tout le matin, j'attends avec impatience la fin des cours qui sera un délicieux moment de repli. Cela dépend des jours mais normalement 16h00. Pas question de faire des minutes supplémentaires aujourd'hui. Partons en métro pour le centre de Londres , le ciel bleu et mon état lamentable s'y prêtent parfaitement. La catastrophe arrive avec des lunettes de soleil : un Classmate m'interpelle dans la rue. Il me connaît à peine et me propose donc de déjeuner avec lui. Je dois récupérer en catastrophe mon déguisement de femme sérieuse déjà enfoui au fond de mon vieux cerveau. Ce repas m'a beaucoup fait souffrir : le service était lent, mon interlocuteur en pleine forme et passionné. Il a dévoré toute mon énergie...Me voilà donc encore plus fanée, je me surprends à regarder mon clavier comme si c'était un traversin moelleux, je n'arrive qu'à faire semblant d'être affairée. Pourtant je suis siégée par le travail. Mais aujourd'hui, je ne peux rien faire d'autre que de me plaindre...


